Musique et écologies du son. Propositions pratiques pour une écoute du monde

Abstract : En mai 2013, nous organisions un colloque international intitulé Musique et écologies du son et sous-titré Projets théoriques et pratiques pour une écoute du monde (MUSIDANSE, Université Paris 8, les 27, 28, 29, 30 mai 2013 – sous la direction de Makis Solomos, Guillaume Loizillon, Pascale Criton, Roberto Barbanti, Carmen Pardo Salgado et Kostas Paparrigopoulos), dont voici l’appel à communication : « Dans la musique récente ainsi que dans les arts sonores, l’émergence du son s’affirme comme nœud de questionnements théoriques et pratiques. En explorant le timbre ou le bruit, en haussant l’espace en catégorie centrale, en proposant de nouveaux types d’expérimentation tels que l’immersion sonore…, la musique d’aujourd’hui, conjointement aux arts sonores, renouvelle notre rapport au son d’une manière substantielle – et ceci, tant sur le plan de l’activité productive que sur celui de l’écoute, qui, elle, devient un axe moteur pour nombre de recherches. Qu’est-ce qu’un son (où commence-t-il, où finit-il ?), quelles relations l’auditeur a-t-il avec le son ?, peut-on se demander parmi une foule d’autres questions. Parmi ces questions, plusieurs portent sur l’interaction permanente du son avec ce qui l’entoure : l’espace physique, l’environnement, le milieu, l’auditeur… Ainsi débouche-t-on sur l’écologie du son au sens large du terme « écologie », comme rapport de la musique ou du son à l’oikos, la demeure commune, le monde. Félix Guattari nomme trois écologies : environnementale, sociale et mentale. On pourrait donc demander : quels sont les liens de la musique ou du son avec l’environnement et la nature, avec la société, avec la subjectivité au sens large du terme et, plus généralement, quels sont les liens entre musique-son et monde ? L’étude de ces liens sera l’occasion de délimiter un champ artistique florissant et de plus en plus étendu, allant de pratiques compositionnelles et sonores fondées sur la notion de « paysage sonore » jusqu’à des réalisations in situ. Par ailleurs, le nouveau champ disciplinaire de l’écologie du son – qui pourrait être qualifié d’apprentissage d’un entendre et d’une écoute approfondis – se caractérise par son interdisciplinarité, laquelle tisse références aux arts et aux sciences, aux sciences exactes et aux sciences humaines. C’est ainsi que peuvent être abordées des questions propres à la complexité de notre monde, telle que celle de l’ « émergence ». Au sein du colloque, un moment particulier sera consacré à la notion d’ « écosystème audible » (telle que définie par Agostino Di Scipio), une notion qui élabore le paradigme de la complexité à travers l’interaction triangulaire entre un musicien, un système informatique et l’environnement.
Type de document :
Direction d'ouvrage, Proceedings, Dossier
France. 2015, Filigrane
Liste complète des métadonnées

https://hal-univ-paris8.archives-ouvertes.fr/hal-01304459
Contributeur : Guillaume Loizillon <>
Soumis le : mardi 19 avril 2016 - 18:34:45
Dernière modification le : mardi 22 mai 2018 - 20:40:08

Identifiants

  • HAL Id : hal-01304459, version 1

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Citation

Guillaume Loizillon. Musique et écologies du son. Propositions pratiques pour une écoute du monde. France. 2015, Filigrane. 〈hal-01304459〉

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