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A partir de Salomé

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Abstract

C'est la première fois dans le cadre du séminaire que je m'attacherai à l'étude d'un cas. Alors pour moi musicologue, il s'agira d'un commentaire d'œuvre : la "Salomé" de Strauss. Jusqu'ici je m'étais surtout focalisée sur des questions théoriques ayant trait à l'évolution de concepts dans le cadre de notre histoire musicale occidentale et sous l'éclairage de la théorie analytique lacanienne telle que je m'efforce de la comprendre. Evolution de concepts tels que : langage musical ; œuvre : discours et/ou objet ? ; écriture et notation ; matière/matériau ; corps.... Aujourd'hui c'est au contraire à une exemplification que je vais me livrer. Exemplification de ce qui dans le champ du musical est susceptible de relever de la lalangue. Pour que l'enjeu de mon propos soit clair je vous livrerai d'emblée ma conclusion. L'oeuvre dont je vais vous parler, fait de la relation langue/lalangue une question située au centre de sa logique compositionnelle. Elle a des implications sur les choix du compositeur, du point de vue du matériau comme du point de vue des moyens techniques qui permettent sa mise en oeuvre. Bien entendu Strauss ne l'envisage pas dans ces termes, mais le sujet de l'opéra et la façon dont il met le texte en musique, l'amènent à se confronter à cette question, à y trouver des solutions. J'aurais voulu aborder notre sujet selon trois axes qui me semblent particulièrement représentatifs de cette relation : le premier aurait traité du flux musical et de sa scansion, le second de la voix, et le troisième, du rapport à ce que je considérerai comme l'Autre musical et en particulier à Wagner. J'ai dû renoncer faute de temps et il ne pourra être question que du premier axe, les deux autres étant simplement évoqués en guise de conclusion, au terme de mon exposé. Ce faisant, il me tient à cœur de montrer la proximité de certaines techniques d'écriture musicale avec certains processus décrits par Lacan, dans la mesure où ils sont directement liés au sujet qui nous réunit, processus tels que par exemple la superposition de flux de signifiants et de signifiés, superposition qui dans le champ musical ne se limite pas à deux strates ; ou encore la production d'effets de capitonnage par des moyens musicaux.
MusiDanse-Esthétiques, musicologie, danse et créations musicales ; Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. C'est la première fois dans le cadre du séminaire que je m'attacherai à l'étude d'un cas. Alors, pour moi musicologue, il s'agira d'un commentaire d'oeuvre, l'opéra Salomé de Richard Strauss. Jusqu'ici je m'étais surtout focalisée sur des questions théoriques ayant trait à l'évolution de concepts dans le cadre de notre histoire musicale occidentale, cela sous l'éclairage de la théorie analytique lacanienne, telle que je m'efforce de la comprendre. Evolution de concepts tels que : langage musical, oeuvre (discours et/ou objet ?), écriture et notation, matière et matériau, corps... Aujourd'hui c'est au contraire à une exemplification que je vais me livrer. Exemplification de ce qui dans le champ du musical est susceptible de relever de la lalangue. Pour que l'enjeu de mon propos soit clair je vous livrerai d'emblée ma conclusion. L'oeuvre évoquée ici, fait de la relation langue/lalangue une question située au centre de sa logique compositionnelle. Elle a des implications sur les choix du compositeur, du point de vue du matériau comme du point de vue des moyens techniques qui permettent sa mise en oeuvre. Bien entendu Strauss ne l'envisage pas en ces termes, mais le sujet de l'opéra et la façon dont il met le texte en musique, l'amènent à se confronter à cette question, à y trouver des solutions. J'aurais voulu aborder notre sujet selon trois axes qui me semblent particulièrement représentatifs de cette relation : le premier aurait traité du flux musical et de sa scansion, le second de la voix, et le troisième, du rapport à ce que je considérerai comme l'Autre musical et en particulier à Wagner. J'ai dû renoncer faute de temps et nous ne nous focaliserons que sur le premier axe, les deux autres étant simplement effleurés en guise de conclusion, au terme de mon exposé. Ce faisant, il me tiendra à coeur de montrer la proximité de certaines techniques d'écriture musicale avec certains processus décrits par Lacan, dans la mesure où ils sont directement liés au sujet qui nous réunit, processus tels que, par exemple, la superposition de flux de signifiants et de signifiés, superposition qui dans le champ musical ne se limite pas à deux strates ; ou encore, la production d'effets de capitonnage par des moyens musicaux. J'ai choisi les exemples bien sûr en vue d'illustrer mon propos, mais aussi avec pour objectif, la préparation de l'écoute de la première scène de l'opéra, afin que, dans le flux musical, dans la chaîne ininterrompue de ces signifiants, vous puissiez au passage percevoir les éléments qui le constituent.
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A partir de Salomé O Moll 10 avril 2015 CRPMS Publication.pdf (748.58 Ko) Télécharger le fichier
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hal-02541392 , version 1 (17-04-2020)

Identifiers

  • HAL Id : hal-02541392 , version 1

Cite

Olga Moll. A partir de Salomé. Qu’est-ce que lalangue ?, CRPMS Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société. Université Paris Diderot., Apr 2015, Paris, France. ⟨hal-02541392⟩
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