Nerval storyteller (about Contes et facéties) - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles Fééries. Études sur le conte merveilleux XVIIe-XIXe siècle Year : 2017

Nerval storyteller (about Contes et facéties)

Nerval conteur (à propos de Contes et facéties)

(1)
1

Abstract

It is as an amazing storyteller that Nerval was perceived at first by his contemporaries, – erudite and fanciful at the same time, – ironic as much as fascinating, – able to change in “memorable” tale the revelations of the dream or the events of the madness. The small collection of Contes et facéties, formed in 1852 with texts already several times published before, gives a sample of this talent of storyteller, at the same time as it declines some of the values that the tale in the poetic thought of Nerval can take on, – when for example it condenses aesthetic ideas of a romantic « camaraderie » (La Main enchantée), – when it proceeds of the journalistic « canard » while giving free rein to a certain ironic fantasy (Le Monstre vert), – or when it imitates the way of the folk tales by drawing freely from the fund of the legends preserved in countryside (La Reine de poissons). Two questions appear then : – that of the community that would re-establish the poetic word when Nerval reassumes the archetypal figure of the storyteller, at the moment however where the writer seems himself rejected in a bigger solitude and wherever the experience he brings back seems less and less communicable ; – that also of the faith that needs the tale, which exemplifies at the same time the powers and the ambiguities of the literature, when the literature is confronted with the desymbolisation of the language and with the disillusionment of the world.
C’est comme un étonnant conteur que Nerval fut d’abord perçu par ses contemporains, – érudit et fantaisiste à la fois, – ironique autant que fascinant, – capable en outre de changer en fable « mémorable » les révélations du songe ou les épreuves de la folie. Le petit recueil de Contes et facéties, composé en 1852 mais reprenant des textes déjà plusieurs fois publiés auparavant, donne un échantillon de ce talent de conteur, en même temps qu’il décline quelques-unes des valeurs que peut revêtir le conte dans la pensée poétique de Nerval, – quand par exemple il condense les idées esthétiques d’une « camaraderie » romantique (La Main enchantée), – quand il procède du canard journalistique tout en donnant libre cours à un certain fantastique ironique (Le Monstre vert), – ou quand il imite la manière des contes folkloriques en puisant librement au fonds des légendes conservées dans les campagnes (La Reine des poissons). Deux questions se dégagent alors : – celle de la communauté que refonderait la parole poétique quand Nerval réassume la figure archétypale du conteur, à un moment cependant où l’écrivain se voit rejeté dans une solitude plus grande et où l’expérience qu’il rapporte semble de moins en moins communicable ; – celle aussi de la croyance qu’appelle le conte, qui exemplifie à la fois les pouvoirs et les ambiguïtés de la littérature, quand celle-ci est confrontée à la désymbolisation du langage et au désenchantement du monde.
Fichier principal
Vignette du fichier
27. Nerval conteur, feeries.pdf (352.07 Ko) Télécharger le fichier
Origin : Publisher files allowed on an open archive

Dates and versions

hal-03691120 , version 1 (08-06-2022)

Identifiers

Cite

Jean-Nicolas Illouz. Nerval conteur (à propos de Contes et facéties). Fééries. Études sur le conte merveilleux XVIIe-XIXe siècle, 2017, 17, ⟨10.4000/feeries.1047⟩. ⟨hal-03691120⟩
5 View
5 Download

Altmetric

Share

Gmail Facebook Twitter LinkedIn More