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The Idealist Method

La Méthode idéaliste

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Abstract

“The idealist method” is the one that would above all offer us a return of thought to itself, as the only condition of truth and affirmation of reality. With regard to change and life, this universal recipe gives recognized priority to absolute rules, in the name of a rational, immobilist and permanent dogmatism which, for a long time, engages, in many respects, the idea of uniqueness of scientific canons. This assumes that this universal recipe for certainty is perhaps the only one that should govern all global scientific activities, or that any research and knowledge production process should follow. This is probably a kind of "increasing modeling" of knowledge according to a very old vision of philosophy which claimed to be able to possess the truth and the science of things in an absolute way. So here is the common base (that is to say, referential, real, identical, unique) to which everyone should subscribe, knowingly or not. But does the dogmatic application of scientific canons make it possible to sufficiently take into account the complex objects necessary for the study of human specificities? Isn't this tradition so rigid and sharp, brought to freeze any creative effort, strictly adapted to the conditions specific to each moment, to each people, and to each individual? How can we participate in transforming this mechanical device into a “becoming”, that is to say, into a more adjusted, more lively and more open conception of the method? Is it not desirable to proceed with the revision, or better still, with the “subversion” (Frantz Fanon/ Matthieu Renault) of this paradigm for a more lively and more open conception of the world? Isn't there a case for "deontologization" (Frantz Fanon/Matthieu Renault) or "adjustment of science according to the situation" (Feyerabend Paul) to liberate, in the end, the human innovation capacities? It does not seem, in any case, quite obvious that one can justify that science can only progress in one direction, to speak, for example, like Claire Joubert for whom "science is really the lare meaning of the practical domains of knowledge”, based on “discursivity” and not on “dogmatism”. This means that “any act of thinking is necessarily an act of rethinking” (Claire Joubert). This is therefore one of the messages hidden behind this article, and which we will have the opportunity to study in depth in the 2nd volume of the book Practical Guide to the Organization of Intellectual Work.
« La méthode idéaliste » est celle qui nous proposerait surtout un retour de la pensée sur elle-même, comme seule condition de vérité et d'affirmation du réel. Par rapport au changement et à la vie, elle accorde une priorité reconnue à des règles absolues, au nom d’un dogmatisme rationnel, immobiliste et permanent qui, pendant longtemps, engage, à bien des égards, l’idée de l’unicité des canons scientifiques. Cela suppose que cette recette universelle de certitude, est peut-être la seule qui devrait régir l’ensemble des activités scientifiques mondiales, ou que devrait suivre tout procédé de recherche et de production de connaissance. C’est probablement là, une sorte de « modélisation croissante » de la connaissance selon une vision bien ancienne de la philosophie qui prétendait pouvoir posséder la vérité et la science des choses de manière absolue. Voilà donc le socle commun (c’est-à-dire, référentiel, réel, identique, unique) auquel tout le monde devrait souscrire sciemment ou pas. Mais, l’application dogmatique des canons scientifiques, permet-elle de prendre suffisamment en compte les objets complexes, nécessaires à l’étude des spécificités humaines ? Cette tradition ainsi rigide et tranchante, n’est-elle pas portée à figer tout effort créatif, adapté strictement aux conditions propres à chaque moment, à chaque peuple, et à chaque individu ? Comment peut-on participer à transformer ce dispositif machinal en « devenir », c’est-à-dire, en conception plus ajustée, plus vivante et plus ouverte de la méthode ? N’est-il pas souhaitable de procéder à la révision, ou mieux, à la « subversion » (Frantz Fanon/ Matthieu Renault) de ce paradigme pour une conception plus vivante et plus ouverte du monde ? N’y a-t-il pas lieu de procéder à la « désontologisation » (Frantz Fanon/Matthieu Renault) ou à l’« ajustement de la science selon la situation » (Feyerabend Paul) pour libérer, en fin de compte, les capacités d’innovation humaines ? Il ne paraît pas, en tout cas, tout à fait évident que l'on peut justifier que la science ne puisse progresser que dans un seul sens, pour parler, par exemple, comme Claire Joubert pour qui « la science, c’est vraiment le sens large des domaines pratiques du savoir », fondé sur la « discursivité » et non sur le « dogmatisme ». Cela veut dire que « tout acte de penser est forcément un acte de repenser» (Claire Joubert). Voilà donc l’un des messages dissimulés derrière cet article, et que nous aurons l’occasion d’étudier en profondeur dans le 2e tome du livre Guide pratique d’organisation du travail intellectuel.
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Dates and versions

hal-03910239 , version 1 (21-12-2022)

Identifiers

  • HAL Id : hal-03910239 , version 1

Cite

Jean Gardy Levictorieux Estimé. La Méthode idéaliste : Et si la vérité était plus nuancée ? Méthode au sens large, plus ajusté, plus vivant et plus ouvert des domaines du savoir. 2022. ⟨hal-03910239⟩
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