Les légitimités ordinaires. Au nom de quoi devrions-nous nous taire ?

Résumé : Comment des légitimités peuvent-elles être ordinaires ? D’habitude, on pense que les légitimités concernent les hommes et les situations de pouvoir ou de compétences. Il est même fréquent d’entendre un élu dire qu’il est le seul à détenir une légitimité, du fait de son élection. Et pourtant, de plus en plus souvent, il est question de légitimité à propos de personnes ou de faits ordinaires : qu’il s’agisse d’éducation, de procréation assistée, de luttes, d’expressions artistiques, que ce soit pour revendiquer ou dénier une légitimité. Hélène Hatzfeld a enquêté pour mesurer et surtout comprendre ce phénomène : dans les articles de la presse quotidienne, sur Internet et par une série d’entretiens dans un quartier en rénovation urbaine. Au-delà d’un abus de langage ou d’un effet de mode, les revendications de légitimités sont significatives de transformations profondes. Tout en partageant avec les luttes pour la reconnaissance l’attente d’une égalité réelle de droits, les revendications actuelles de légitimités s’en distinguent par leurs enjeux. Elles interpellent les principes de légitimité, le partage des droits à définir des normes dans la société, à distinguer ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas. Poser la question « au nom de quoi ? », c’est interroger les fondements des légitimités électives et révéler les mutations du rapport au politique.
Type de document :
Ouvrage (y compris édition critique et traduction)
L’Harmattan/Adels, 2011, Questions contemporaines
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Contributeur : Haki Shtalbi <>
Soumis le : vendredi 24 octobre 2014 - 16:10:11
Dernière modification le : mercredi 17 janvier 2018 - 01:19:27

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Hélène Hatzfeld. Les légitimités ordinaires. Au nom de quoi devrions-nous nous taire ?. L’Harmattan/Adels, 2011, Questions contemporaines. 〈hal-01077411〉

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